• MARCH 2015

La Légende de Quisqueya I & II

de Margaret Papillon

La Légende de Quisqueya I Suite à un pari, quatre adolescents, Ralph, Christine, Ruddy et Leïla, se lancent à la conquête du pic Macaya, haut de 2400 mètres. En cours de route, ils rencontrent un vieux griot qui s’oppose à ce projet. Ce dernier leur parle de la mystérieuse disparition de tous ceux qui se sont entêtés à atteindre le sommet du pic. Pour prouver ses dires, il leur raconte une étrange légende vieille de cinq cents ans, La Légende de Quisqueya. Nos jeunes intrépides font fi de cette mise en garde. Malgré le froid et la fatigue, ils réussissent à atteindre le sommet du pic. Mais, soudain, au moment d’y planter le drapeau de la victoire, le sol se dérobe sous leurs pieds… Dans un hurlement de détresse, ils effectuent, à une vitesse vertigineuse, un extraordinaire voyage au centre de la Terre, puis se retrouvent dans un coin de paradis qui leur est totalement inconnu. Nos jeunes amis pourront-ils échapper à la terrible légende de Quisqueya ? Pourront-ils s’enfuir de l’île jumelle d’Haïti ? La Légende de Quisqueya II Quelques années après sa grande aventure dans le territoire sacré de Quisqueya, la bande des quatre décide de se rendre à nouveau dans l’île jumelle, car Ralph veut demander au grand cacique Bohéchio la main d’Anacaona la petite princesse de son cœur. Sa part d’île devenue paradisiaque, il a enfin le droit d’épouser celle qu’il aime depuis si longtemps. Nos jeunes aventuriers sont heureux d’entreprendre ce voyage. Mais, arrivés à destination, une surprise de taille les attend. La cité secrète est tout à fait déserte. Mais où se trouve donc la tribu arawak ? Quel drôle de mystère entoure cette soudaine disparition ? Partis à la recherche des Taïnos, nos amis tombent dans une embuscade et sont faits prisonniers en plein milieu de la forêt… Que va-t-il se passer ? Nos héros pourront-ils à nouveau se tirer de ce mauvais pas ? Ralph pourra-t-il épouser la princesse indienne ? Xaragua, la cité perdue, fait suite à la Légende de Quisqueya qui, par sa dimension humaniste, est incontestablement un des livres-clefs de la littérature jeunesse en Haïti et jouit depuis sa parution d’un phénoménal succès de librairie. « Votre imagination est une grâce du ciel et je vous l’envie ! » Jean Fouchard (correspondance avril 1988)

 

 

 


 

 

 

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February 22, 2015

Chers compatriotes, je comprends votre colère, votre indignation et votre patriotisme. C’est une chose que de brûler le drapeau dominicain; c’en est une autre d’escalader les murs et le toit du consulat dominicain ou de n’importe quel autre État pour en descendre le drapeau et hisser à sa place le drapeau national.

Sachez qu’Il est des règles et des conventions auxquelles les nations ont souscrit et quelles se doivent de respecter ou risquer les condamnations de la Communauté internationale.

Faites-vous confectionner des drapeaux dominicains, achetez vous-en mais de grâce ne violez pas l’enceinte d’une mission diplomatique parce que vous êtes en colère (si sainte que soit votre colère) pour y remplacer son emblême. C’est un incident diplomatique grave et qui n’est pas sans conséquences.

Imaginez un moment que les militaires dominicains qui assuraient la protection de la mission avaient décider d’empêcher cet homme de commettre cet acte et lui avait tiré dessus et tué. Certes la foule, plus nombreuse, certainement serait venue à bout de ces trois ou quatres agents de sécurité en les lynchant pour venger Jean Claude Harry, l’Haïtien lâchement pendu sur une place de Santiago, RD. Eh bien, ce soir nous aurions sur les bras un grave incident diplomatique aux proportions et conséquences incalculables, inimaginables…

En cette année 2015, il est regrettable de constater (cent ans après l’entrée d’une foule en colère à la Légation de France au Champ de Mars, à Port-au-Prince, pour en extraire le président Vilbrun Guillaume Sam qui y avait pris refuge–M. Sam fut livré en ce jour fatidique à la populace pour être lynché) que des Haïtiens soient en train de répéter, à un siècle d’intervalle, les mêmes erreurs qui avaient débouché à l’invasion et l’occupation d’Haïti par les marines Des Etats-Unis–occupation humiliante comme toute occupation d’aillleurs–et qui avait duré 19 longues années. Ce vendredi 27 février, la RD célèbre le 167e anniversaire de son indépendance vis-à-vis d’Haïti, de grâce, n’offrez aux Dominicains aucune occasion de prendre la revanche dont nombre de secteurs ultranationalistes de l’autre côté de la frontière rêvent depuis la chute du président Jean-Pierre Boyer, le seul chef d’État haïtien à voir dirigé l’île entière depuis Toussaint Louverture. Protestez, brûlez des drapeaux dominicains pour exprimer votre juste colère et votre indignation, mais ne touchez pas au Consulat ni au siège de l’ambassade dominicains en Haïti, car c’est un casus belli. Caveant Consules !

Jacques Jean-Baptiste

Condamnations de l’attaque du consulat dominicain –    Le Nouvelliste | Publié le : 25 février 2015

Regine Kwaku Stewart
2 mars 2015

Quand on manque de respect pour soi-même, il est très difficile d’être respecté par les autres. Avec les issues entre la République République Dominicaine et la République d’Haïti, il est à constater que les drapeaux des deux pays sont ternis de part et d’autre. En signe de protestation contre la présence des haïtiens en terre dominicaine, après l’injuste massacre du jeune cireur de bottes de 35 ans, un citoyen dominicain a brulé le drapeau haïtien. Lors de la marche pour montrer le mécontentement du peuple haïtien face aux mauvais traitements que subissent bon nombre d’haïtiens en République République Dominicaine, non seulement le drapeau dominicain à son tour a été brulé mais le Consulat Dominicain a été souillé. Tout comme plusieurs dominicains ont applaudi le comportement de ce personnage qui a brulé le drapeau haïtien ; du côté des haïtiens, certains ont fait de même face à l’attitude de cet homme assaillant le territoire dominicain qu’est son Consulat et sont plutôt satisfait de voir le drapeau dominicain en cendre.

Un drapeau représente l’emblème d’une Nation. Il a une très grande valeur aux yeux de tous ceux qui appartiennent à cette nation. Le voir souillé, le voir dénigré, le voir brulé ne peut qu’indigner son peuple. Mais quand ce sont les propres membres d’une même Nation qui s’entretuent ou encore qui se font du tort à tout bout de champ, le problème est d’autant plus grave.

En réflexion, que peut dire un peuple qui utilise son drapeau comme bon lui semble ; le porte comme vêtement de bain ou le symbole de l’armoirie nationale à peine recouvre l’organe sexuelle d’une jeune femme ou encore l’affiche un peu plus bas que le coccyx; l’utilise comme mouchoir pour essuyer la sueur qui coule de son front lors d’une festivité.

Tout ceci arrive parce qu’un peuple se dit indigner par le traitement que subit ses frères en terre étrangère. Ce serait un comportement rationnel qui aurait le support de tout le monde ayant une compréhension philanthropique et également le discernement de ce que représente une Nation ; seulement et si seulement ce peuple demain matin ne se mettrait pas dans les rues et n’hésiterait pas une seconde de mettre un pneu au cou de son frère comme on met un collier à un animal avant de l’emmener à l’abattoir et en une seconde prêt, de l’arroser de gazoline avant d’y mettre du feu. Un peuple qui n’a aucune notion de ce qu’est de gouverner, ou la présidence est une chaise musicale ; à qui le premier qui arrive à s’assoir. La mendicité est devenue pratique courante. Même sur les réseaux sociaux, certains quémandent ou soutirent des sous à tout un chacun. Des va-nu-pieds font la une s’efforçant de trouver des astuces pour voler ou piller ses frères.

L’indignation devrait commencer chez soi. Nous avons le droit sacré de nous indigner du traitement que subit nos frères et sœurs en terre étrangère. Nous avons le droit de nous révolter face à un comportement inhumain dont nos frères sont l’objet. Mais nous avons aussi le devoir de gérer nos problèmes avec intelligence. Trop longtemps nous nous sommes laissé voguer sur les mers de l’insouciance. Trop longtemps nous avons perdu la barre de direction menant vers le progrès et la démocratie. Nous confondons anarchie et démocratie. Tout ce qui est stationnaire régresse ; n’en parlons pas pour un peuple qui s’amuse à briser, à détruire tout ce qui a été construit, et ceci pour le bien d’une supposée démocratie.
En effet, le respect ne s’obtient que quand on se respecte soi-même. Et mes chers frères et sœurs, seulement certaines actions forcent le respect, c’est sure que ce n’est pas l’anarchie, le trouble, ou le ôte toi que je m’y mette.

RCoicou

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Pope Francis Surprises Homeless Visitors During Private Vatican Tour

LOT BO DLO 01The Vatican opened its doors today to the homeless of St. Peters’ Square, allowing the people who usually only see its steps outside to observe its beauty inside, and were greeted by Pope Francis himself.

A group of 150 homeless men and women took a guided tour of the museum and gardens and received dinner in the Vatican Museum’s cafeteria. They also were invited to pray in the Sistine Chapel, where the pope made an unannounced visit.

“This is everyone’s house: it’s your house. The door is always open for all,” Francis reportedly said as he shook their hands.

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From my friend Jacqueline Murray

The Secrets of Aging

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• JANUARY 2015

MIMI DESIR, Plastician

ART 00Born in 1962, Mimi Desir is an emerging artist who studied at the George Washington University, Montgomery College, and University of Maryland. Her paintings have been annotated in 2013 in “PRESENCE FEMININE DANS L’ART HAITIEN”, by art historian Marie Alice Theard. In 2014 she exposed her works with the group Haitian Artists Assembly of Massachusetts and at Harvard University in Massachussetts. Her current work embraces a wide range of subjects. She resides in the Boston area and visits Haiti frequently. Her slogan “MY ART IS MY VOICE” derives from her life struggles and how she overcame them. She had done solo and group exhibits. Her work is sold in the U.S., Canada, and Haiti and can be seen at: 

Contact Mimi at:

  • legendmyname@gmail.com
  • SHOWROOM IN ATTLEBORO, MA – 774-219-6429
Contact the artist for more details about her work.

Ce spectacle aberrant dénote une urgente situation méritant l’attention immédiate de tous, que l’on soit concerné ou non. Comment y remédier le plus tot possible?

Il ne sert à rien pour l’instant de pointer quiconque du doigt, un acte aussi stérile que puérile qui ne mènera nulle part, mais plutôt d’exercer des efforts concertés pour sauver une fraction de la population en danger grave imminent.

C’est bien le temps de vérifier les rapports sur l’utilisation des sommes recueillies pour la reconstruction par divers organismes après le tremblement de terre.


Loin de moi l’intention de vous choquer ! Loin de moi d’user du sensationnel pour capter votre attention. Les images ci-dessous sont la réalité quotidienne d’Êtres de chair et de sang, d’Êtres HUMAINS—hommes, femmes, enfants, bébés, vieillards (ingambes ou infirmes) “HAÏTIENS, HAÏTIENNES”—qui vivent à Croix Desprez dans les conditions les plus abjectes, les plus immondes, les plus indécentes et les plus révoltantes que l’on puisse imaginer…
Depuis le seisme du 10 janvier 2010, ils se sont établis dans ce quartier, naguère un fleuron de la classe moyenne de Port-au-Prince. Là-haut, comme vous rendrez compte à travers ces images, ils sont ivrés à eux-mêmes, aux éléments et à leur cortège de malheurs, de misères et de deuil… dans leur propre pays.

Adolescent, j’ai eu l’opportunité de voir des cases, des baraques et des prisons pour esclaves, notamment ceux de l’Habitation Caradeux (Plaine de Léogâne) et celles des Habitations caféières de Drouet, Dion et Lamothe récemment mis à jour sur les hauteurs de la Chaîne des Matheux, si ces rescapés, ces “laissés-pour-compte” pouvaient voir ces vestiges (heureusement pour nos dirigeants et leurs supporters qu’ils ne le peuvent !!!) ils diraient que leurs ancêtres esclaves, (les nôtre aussi) 211 ans auparavant n’étaient pas ainsi traités… ET, EN GUISE DE CONCLUSION A CETTE INTRODUCTION: ANATHÈME A CEUX QUE VEULENT VOIR ICI UNE QUELCONQUE SYMPATHIE OU UN DEDOUANNAGE DU COLON. KONNEN YO PA KONNEN MWEN; MWEN NWA!

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[Jacques Jean-Baptiste 1/15/2015 | Facebook]

DOCUMENTATION:

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Commentaire de Marcel Salnave:
Art. 12. – Aucun blanc, quelle que soit sa nation, ne mettra le pied sur ce territoire, à titre de maître ou de propriétaire et ne pourra à l’avenir y acquérir aucune propriété.

Art. 13. – L’article précédent ne pourra produire aucun effet tant à l’égard des femmes blanches qui sont naturalisées haïtiennes par le gouvernement qu’à l’égard des enfants nés ou à naître d’elles. Sont compris dans les dispositions du présent article, les Allemands et les Polonais naturalisés par le gouvernement.

Ah! La présence des Allemands, des femmes blanches! Dessalines, tout ravageur qu’il était, avait la fibre sensible. Doit-on dire que c’est cette considération de l’Empereur qui est à l’origine de nos malheurs?

BIBLIOGRAPHIE

  • ARDOUIN, Beaubrun, Études sur l’histoire d’Haïti, Tome 6, 1856
  • FIEFFÉ, Eugène, Histoire des troupes étrangères au service de la France, 1854
  • PACHONSKY, Jan, WILSON, Reuel K., Poland’s Caribbean Tragedy: a Study of Polish Legions in the Haitian War of Independence, 1802-1803, 1986
  • ROUZIER, Semexan, Dictionnaire géographique et administratif universel d’Haïti illustré, ou Guide général en Haïti. Tome I, 1892
  • SAINT-JUSTE, Laurore, CLÉRISMÉ, Enel, Présence polonaise en Haïti, 1983
  • Légions polonaises (armée française)

  • Casale Town, History of The Polish and their descendant in Haiti following the revolution War

  • Casale (Original version)
  • L’héritage polonais d’Haïti – Le Nouvelliste | Publié le : 09 août 2011


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    Commentaire de Jacques Jean-Baptiste: Mon ami Guy S. Antoine a touché un aspect important de notre histoire que nous ne pouvons et ne devons point nier ni occulter parce que certains croient que nos héros, de quelque souche ou couche qu’ils appartiennent, sont des intouchables et que ceux qui osent interroger leurs démarches, leurs actions, leur politique, sont des
    iconoclastes. Non ! Il n’est rien de tout cela.
    Ce Boisron Tonnerre fut l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand, panégyristes de Jean-Jacques Dessalines. Ses écrits sont pour glorifier l’empereur sans une approche critique de l’homme Dessalines. Normal, puisque les deux vouaient une haine farouche (aux colons français) et avaient le plus grand mépris pour leurs pairs de la métropole. Les propos à lui attribués et qui lui valurent
    l’admiration du général en chef la veille de la rédaction du discours du général en chef le 1er janvier 1804 (jour de la proclamation de
    l’indépendance) corroborent le précédent. Mais, et c’est là l’ironie ou le paradoxe de leur situation, ils ont presque tous voulu émuler en barbarie ces hommes (comme le général Donatien Rochambeau) qu’ils avaient appris à détester de toute leur force, de toute leur âme au point de reproduire toute la violence que ces généraux français avaient exercé contre les indigènes pendant les treize années de lutte de la révolution de St-Domingue.
    iconoclastes. Non ! Il n’est rien de tout cela.
    Ce Boisron Tonnerre fut l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand, panégyristes de Jean-Jacques Dessalines. Ses écrits sont pour glorifier l’empereur sans une approche critique de l’homme Dessalines. Normal, puisque les deux vouaient une haine farouche (aux colons français) et avaient le plus grand mépris pour leurs pairs de la métropole. Les propos à lui attribués et qui lui valurent
    l’admiration du général en chef la veille de la rédaction du discours du général en chef le 1er janvier 1804 (jour de la proclamation de
    l’indépendance) corroborent le précédent. Mais, et c’est là l’ironie ou le paradoxe de leur situation, ils ont presque tous voulu émuler en barbarie ces hommes (comme le général Donatien Rochambeau) qu’ils avaient appris à détester de toute leur force, de toute leur âme au point de reproduire toute la violence que ces généraux français avaient exercé contre les indigènes pendant les treize années de lutte de la révolution de St-Domingue.La révolution haïtienne est fille de la révolution de 1789 en France. La française a coûté la vie à pas moins 70.000 victimes–dont 10.000 des ses présumés “ennemis” guillotinés à Paris, noyés et fusillés à Nantes, Lyon et en Vendée entre 1789 et 1794… Donc, 1789 et 1804 se recoupent et se ressemblent sur bien des aspects, et la nôtre, quoique moins sanglante, en a reproduit les atrocités, les bouleversements, les dérapages, les jacqueries, les préjugés, les revirements, les trahisons et les vilenies aussi. Certains diraient que nos héros ont souffert du syndrome de l’esclave qui le porte à singer et à reproduire (dans une sorte de mimétisme) toutes les tares de l’ancien maître qu’il se plaît à haïr. L’exemple qui illustre bien ce mimétisme est le Sacre de Jean-Jacques Dessalines comme empereur d’Haïti, le 8 Octobre 1804, pour battre de vitesse Napoléon Bonaparte, son grand rival, courronné en novembre de la même année en France.
    Henry Christophe et Faustin Soulouque emprunteront le même chemin allant jusqu’à créer une cour royale et impériale (avec une noblesse noire) calquée sur le modèle français. Si Boisrond Tonnerre a payé de sa vie son zêle pour l’empereur Jean-Jacques Dessalines; si Charles et Sanite Belaire, Maurepas, Lamartinière ont été exécutés (assassinés) par
    les Français avec le concours (tacite ou actif) de leurs rivaux haïtiens, Robespierre en fit de même avec ses rivaux et périra sous la guillotine. Danton, Desmoulins, Louis XVI et Marie-Antoinette sont passés sous le gibet de la terreur, tandis que des milliers de Français moins célèbres périront pendant la Grande Terreur et la Terreur blanche que, fort heureusement, nous n’avons pas eue et connue en Haïti. De 1789 à 1815, la révolution aura mangé, en France et dans toute l’Europe, près de 1.800.000 âmes.
    En lisant aujourd’hui les commentaires de mon ami Guy Antoine sur les actions de nos héros et sur les errements des Haïtiens, il me vient à l’idée la leçon qu’un aîné m’avait faite au milieu des annés 70 après avoir exprimé mon aversion pour les pitreries et le comportement ubuesque d’Idi Amin Dada de l’Ouganda.
    Cet homme, m’avait dit: Jacques, quel âge as-tu ? Je lui avais répondu: bientôt 23 ans, Jean ! Ah, tu es bien jeune, mon garcon, reprit-il. Trop jeune pour savoir qu’Idi Amin, ce maréchal chamarré et galonné, est le produit du colonialisme britannique… tout comme Henri
    Christophe et Faustin Soulouque furent les produits du colonialisme français. Ne l’OUBLIE JAMAIS, Jacques !
    Et sans excuser les agissements et les manquements de nos ancêtres, je peux dire que, grâce à lui: je les comprends avec leur part de grandeur et leur part de faiblesse.


     

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• AUGUST 2014

Dans ce numéro:

  • EN GUISE D’EDITORIAL: Cette insolence nègre qui continue de contrarier les âmes blanches [Eduardo Hughes Galeano]
  • THROUGH THE GRAPEVINE:
  • SAK PASE, AYITI:
  • PLEINS FEUX: Michèle Voltaire Marcelin, artist & poet

Le monde d’aujourd’hui est bouleversé et pour comble, des disputes, autour du racisme ou préjugé de couleurs, émergent un peu partout pour remettre en question des sentiments et attitudes qu’on croyait résolus et à jamais révolus de part et d’autre. Ce genre de controverses tend à déséquilibrer les victimes au point de vue émotionnel jusqu’à développer un complexe d’infériorité dans certains cas.

 Ce matin, je suis tombée sur cet article où la jeune Québécoise d’origine Haïtienne, Stéphania Hyppolite, était interviewée par l’animatrice et reporter Marie-Eve-Lyne. Stéphania avait prodigué quelques conseils aux jeunes et aux immigrants, vu les affinités partagées avec ces deux groupes. La grande réserve et sagesse dont elle a fait montre, m’incitent à faire part de cette entrevue en guise d’éditorial. J’espère que cela vous permettra de faire le point sur la présente situation avec objectivité et clairvoyance. On ne saura survivre cette aventure sur terre sans un effort de collaboration de la part de tous. À chacun de nous de faire l’effort nécessaire pour assurer un séjour moins désagréable et sans fracas…  Bonne lecture!

Editorial 1Editorial 2

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Ne tombe pas amoureux

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AWSOME 01

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Ce mois-ci, nous aimerions proposer comme lecture l’ouvrage d’Aldous Huxley, LE MEILLEUR DES MONDES, qui même étant une science-fiction regorge d’idées d’actualité. Ne manquez pas de télécharger ici. Voici ce qui est dit par d’autres concernant cette œuvre:

Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus. Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l’une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l’élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles). Le “meilleur des mondes” décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves “auraient l’amour de leur servitude”… 

MeilleurDesMondes.jpg

PERRAULT, ALIX - The Vodou Element

FANINI-LEMOINE, HERVE - Interdit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Plasticien KERVIN ANDRE!