• En Guise d’Éditorial


Police intercept Haitian sloop - Turks & Caicos Weekly News

 Hommage à Claude Jean Harry et tout haïtien souffrant des affres du préjugé à travers le monde

JUIFS ERRANTS MODERNES

 

Juifs errants des temps modernes, au rythme ambulant,

Nous bravons la furie des marées et des vents

Dans nos fugaces embarcations, fuyant le chancre

En quête d’hospitaliers rivages où jeter l’ancre.

 

Faisant fi de nos précieux coutumes et usages,

Nous nous fusionnons au singulier paysage

Dans l’espoir certain de passer inaperçus

Aux yeux arborant des sentiments préconçus.

Avec le mépris alloué aux miteux en loques,

Notre peine ou misérable sort on s’en moque.

La simple charge d’être haïtien impénitent

Nous condamne au supplice sans prébende de jugement.

 

Quelle tâche de porter la croix de l’opprobre insigne

De n’avoir su mériter notre legs si digne,

Alloué deux siècles étant par nos sublimes aïeux

Galvanisant les cœurs de leurs actes valeureux!

Ces intrépides titans aux dimensions épiques,

En un tour de main pour le moins ésotérique

Du monde ont franchi les panthéons de l’histoire

Pour affranchir un peuple et lui offrir la gloire.

Parias pourchassés, de partout sans nul remords

Rassurons-nous, mes frères; tout espoir n’est pas mort.

La face nous ne perdrons grâce aux figures de proue

Portant haut l’étendard national en pare-boue.

Reçu avec pompes à l’Académie Française,

Gracieux représentant de la couronne anglaise,

L’haïtien continue à marquer les annales

De notes favorables toute la sphère mondiale.

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 © Maryse C. Élysée

Photographie du Web

Extrait de «Perspectives en Technicolor»


EDITORIAL 2


 A MON FRÈRE DOMINICAIN!

Ta haine, mon cher frère, sera donc éternelle ?
Et tes actes barbares aussi bien qu’criminels
Ne finiront jamais ? Te donner tout ce mal
Pour asseoir ta revanche, pauvre âme vénale !
.
J’ai protégé ton sol, contre l’envahisseur
Pendant vingt et un an, de lui tu avais peur
D’ l’emprise de la France, je t’ai sorti sans faille
Et ton Indépendance, sortie de mes entrailles
.
Que me reproches-tu ? D’occupation tu parles,
Tiens ! Allons donc frérot ! T’étais pas une nation
Sous la domination des colons tu étais
Sinon reconnaissance, j’exige de toi respect
.
Florissantes j’ai rendu, tes usines sucrières
Ta base économique, car nous étions des frères
Aujourd’hui tu nous tues, sans raison tu nous pends
Tu brûles notr’ drapeau, notre âme, notre sang!
.
Notre grandeur de peuple, nous empêche de te suivre
Dans cette voie dangereuse qui nous empêche d’ vivre
Pacifiques nous l’ sommes comme tout vrai guerrier
Mais garde nous de dire, à l’assaut grenadier
.
De l’armée Indigène, mon peuple est issu
La plus grande des armées, mes ancêtres ont vaincue
Vertières t’en souviens-tu ? Nous l’avions fait sans arme
Notre force est en nous, elle se doit d’être calme

MBL, 1 Mars 2015

Mireille Bertrand Lherisson


*Yo pann li!*

Yon kò san lavi
Pandye nan yon kòd
Yo pann li,yo pann nou
Wont pou yo,wont pou nou

Fyète’n fennen
Kè’n ap senyen
Souf nou kout
Lespwa’n pèdi wout

Se pa premye frè’n ya’p voye nan peyi san chapo
Nan lide ke reyisit se zanmi lòtbò dlo
Yo pann li,yo pann nou
Si se pa’t li,se te ka nou

Yon kò san lavi pandye nan yon kòd
Sou yon plas piblik
Ki pi move kritik?
Wont pou yo,wont pou nou

Manman nou boulvèse,fatige,dlo nan je
Etranje fè jipon’l tounen mach pye
Yo vyole’l,gad anba’l. Yo vyole nou tou

Premye zanfan yo te rele chalbare
Le kolon franse t’ap fin dechalbore’l
Byen kou mal,yo te libere’l
Nou pa’p tann kabrit repase pou nou rele bare

Se pa jodi n’ap bay baryè lib pou chwal galonnen
Soufle lò sou sa ki pase,san lòt jefò pou’n avanse
Lè a sonnen,lanbi konnen pou’n met afè nou ann òd

Yo pann li,yo pann nou

Ann kontre vwa’n pou’n di dominiken
“Nazi modèn,nou pa’p pran sa nan men’w
Nan zak inimen wa’p fè yo,teke fren’w
Se vre ke deviz nou,nou pa janm pratike
Men pa bliye,lé nen frape dlo pa kouri lót kote ke nan je
Ou pann yon frè nou,ou pann nou tou
Si se pa’t li,se te ka nou.”

*Stephbrown*

Stephanie Kenia Phanord


Qui ne connait pas son histoire
est appelé à disparaitre…
Notre indépendance peut paraitre
aux yeux d’aucuns dérisoire
mais elle a eu des répercutions
partout à travers le monde…
Partout comme une onde
dans l’Amérique cette révolution
a eu un impact lourd et décisif…
Si ce n’était notre générosité, l’aide
de Pétion à Bolivar, en définitif
tous les historiens le concèdent
la libération de l’Amérique du Sud
ne serait sans aucun doute possible…
Il est aussi en déduction admissible
que le Mexique a joui de cette attitude…
La Louisiane par Napoléon a été vendue,
la France fauchée en déroute vaincue…
Si vous ne connaissez pas votre histoire,
pour vous je l’ai mise à l’ostentatoire…
Quand un aigle affamé
tient en ses serres sa proie,
celle-ci a-t-elle un choix
que celui d’être dévorée…
L’esclavage a des serres
à nulles autres pareilles…
L’occupation a un appareil
d’oppression qui lui sert
à tout coup, la division…
Grâce à la détermination,
l’union et l’intelligence,
ainsi on fait la résistance…
Aussi le colon ne lâchera prise
puisque c’est son entreprise,,,
Gratuits capital et revenus
puisqu’ils vous laissent nus…
Il utilise jusque sa bible
pour faire de vous son cible
puis faire de vous un dévot
et adorer son agent, le veau
d’or, un mécanisme qu’il a créé
et dont il détient le secret et la clé…
‘Tout par et pour la Métropole’…
L’exploitation n’a point de protocole…
Manu militari puis la justification,
La raison du plus fort
de sa raison donne toujours tort…
D’un problème, la solution,
trancher le nœud gordien
ensuite se faire l’ange gardien…
Luttes après luttes aux morasses
nous retournons à la même place…
Les haut gradés de nos armées
qui sont supposés nous protéger
sont payés et en fait leurs agents…
On nous tourne, tourne, tourne,
la poudre aux yeux nous retournent
à nos propres vomissements…
Puisque nous oublions trop vite,
sans effort ils en profitent
alors qu’on se chamaille à Perpétuel
Secours en luttes perpétuelles…

par Guy Cayemite


 


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