• Through the Grapevine…


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February 22, 2015

Chers compatriotes, je comprends votre colère, votre indignation et votre patriotisme. C’est une chose que de brûler le drapeau dominicain; c’en est une autre d’escalader les murs et le toit du consulat dominicain ou de n’importe quel autre État pour en descendre le drapeau et hisser à sa place le drapeau national.

Sachez qu’Il est des règles et des conventions auxquelles les nations ont souscrit et quelles se doivent de respecter ou risquer les condamnations de la Communauté internationale.

Faites-vous confectionner des drapeaux dominicains, achetez vous-en mais de grâce ne violez pas l’enceinte d’une mission diplomatique parce que vous êtes en colère (si sainte que soit votre colère) pour y remplacer son emblême. C’est un incident diplomatique grave et qui n’est pas sans conséquences.

Imaginez un moment que les militaires dominicains qui assuraient la protection de la mission avaient décider d’empêcher cet homme de commettre cet acte et lui avait tiré dessus et tué. Certes la foule, plus nombreuse, certainement serait venue à bout de ces trois ou quatres agents de sécurité en les lynchant pour venger Jean Claude Harry, l’Haïtien lâchement pendu sur une place de Santiago, RD. Eh bien, ce soir nous aurions sur les bras un grave incident diplomatique aux proportions et conséquences incalculables, inimaginables…

En cette année 2015, il est regrettable de constater (cent ans après l’entrée d’une foule en colère à la Légation de France au Champ de Mars, à Port-au-Prince, pour en extraire le président Vilbrun Guillaume Sam qui y avait pris refuge–M. Sam fut livré en ce jour fatidique à la populace pour être lynché) que des Haïtiens soient en train de répéter, à un siècle d’intervalle, les mêmes erreurs qui avaient débouché à l’invasion et l’occupation d’Haïti par les marines Des Etats-Unis–occupation humiliante comme toute occupation d’aillleurs–et qui avait duré 19 longues années. Ce vendredi 27 février, la RD célèbre le 167e anniversaire de son indépendance vis-à-vis d’Haïti, de grâce, n’offrez aux Dominicains aucune occasion de prendre la revanche dont nombre de secteurs ultranationalistes de l’autre côté de la frontière rêvent depuis la chute du président Jean-Pierre Boyer, le seul chef d’État haïtien à voir dirigé l’île entière depuis Toussaint Louverture. Protestez, brûlez des drapeaux dominicains pour exprimer votre juste colère et votre indignation, mais ne touchez pas au Consulat ni au siège de l’ambassade dominicains en Haïti, car c’est un casus belli. Caveant Consules !

Jacques Jean-Baptiste

Condamnations de l’attaque du consulat dominicain –    Le Nouvelliste | Publié le : 25 février 2015

Regine Kwaku Stewart
2 mars 2015

Quand on manque de respect pour soi-même, il est très difficile d’être respecté par les autres. Avec les issues entre la République République Dominicaine et la République d’Haïti, il est à constater que les drapeaux des deux pays sont ternis de part et d’autre. En signe de protestation contre la présence des haïtiens en terre dominicaine, après l’injuste massacre du jeune cireur de bottes de 35 ans, un citoyen dominicain a brulé le drapeau haïtien. Lors de la marche pour montrer le mécontentement du peuple haïtien face aux mauvais traitements que subissent bon nombre d’haïtiens en République République Dominicaine, non seulement le drapeau dominicain à son tour a été brulé mais le Consulat Dominicain a été souillé. Tout comme plusieurs dominicains ont applaudi le comportement de ce personnage qui a brulé le drapeau haïtien ; du côté des haïtiens, certains ont fait de même face à l’attitude de cet homme assaillant le territoire dominicain qu’est son Consulat et sont plutôt satisfait de voir le drapeau dominicain en cendre.

Un drapeau représente l’emblème d’une Nation. Il a une très grande valeur aux yeux de tous ceux qui appartiennent à cette nation. Le voir souillé, le voir dénigré, le voir brulé ne peut qu’indigner son peuple. Mais quand ce sont les propres membres d’une même Nation qui s’entretuent ou encore qui se font du tort à tout bout de champ, le problème est d’autant plus grave.

En réflexion, que peut dire un peuple qui utilise son drapeau comme bon lui semble ; le porte comme vêtement de bain ou le symbole de l’armoirie nationale à peine recouvre l’organe sexuelle d’une jeune femme ou encore l’affiche un peu plus bas que le coccyx; l’utilise comme mouchoir pour essuyer la sueur qui coule de son front lors d’une festivité.

Tout ceci arrive parce qu’un peuple se dit indigner par le traitement que subit ses frères en terre étrangère. Ce serait un comportement rationnel qui aurait le support de tout le monde ayant une compréhension philanthropique et également le discernement de ce que représente une Nation ; seulement et si seulement ce peuple demain matin ne se mettrait pas dans les rues et n’hésiterait pas une seconde de mettre un pneu au cou de son frère comme on met un collier à un animal avant de l’emmener à l’abattoir et en une seconde prêt, de l’arroser de gazoline avant d’y mettre du feu. Un peuple qui n’a aucune notion de ce qu’est de gouverner, ou la présidence est une chaise musicale ; à qui le premier qui arrive à s’assoir. La mendicité est devenue pratique courante. Même sur les réseaux sociaux, certains quémandent ou soutirent des sous à tout un chacun. Des va-nu-pieds font la une s’efforçant de trouver des astuces pour voler ou piller ses frères.

L’indignation devrait commencer chez soi. Nous avons le droit sacré de nous indigner du traitement que subit nos frères et sœurs en terre étrangère. Nous avons le droit de nous révolter face à un comportement inhumain dont nos frères sont l’objet. Mais nous avons aussi le devoir de gérer nos problèmes avec intelligence. Trop longtemps nous nous sommes laissé voguer sur les mers de l’insouciance. Trop longtemps nous avons perdu la barre de direction menant vers le progrès et la démocratie. Nous confondons anarchie et démocratie. Tout ce qui est stationnaire régresse ; n’en parlons pas pour un peuple qui s’amuse à briser, à détruire tout ce qui a été construit, et ceci pour le bien d’une supposée démocratie.
En effet, le respect ne s’obtient que quand on se respecte soi-même. Et mes chers frères et sœurs, seulement certaines actions forcent le respect, c’est sure que ce n’est pas l’anarchie, le trouble, ou le ôte toi que je m’y mette.

RCoicou


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