• THROUGH THE GRAPEVINE…

Ce spectacle aberrant dénote une urgente situation méritant l’attention immédiate de tous, que l’on soit concerné ou non. Comment y remédier le plus tot possible?

Il ne sert à rien pour l’instant de pointer quiconque du doigt, un acte aussi stérile que puérile qui ne mènera nulle part, mais plutôt d’exercer des efforts concertés pour sauver une fraction de la population en danger grave imminent.

C’est bien le temps de vérifier les rapports sur l’utilisation des sommes recueillies pour la reconstruction par divers organismes après le tremblement de terre.


Loin de moi l’intention de vous choquer ! Loin de moi d’user du sensationnel pour capter votre attention. Les images ci-dessous sont la réalité quotidienne d’Êtres de chair et de sang, d’Êtres HUMAINS—hommes, femmes, enfants, bébés, vieillards (ingambes ou infirmes) “HAÏTIENS, HAÏTIENNES”—qui vivent à Croix Desprez dans les conditions les plus abjectes, les plus immondes, les plus indécentes et les plus révoltantes que l’on puisse imaginer…
Depuis le seisme du 10 janvier 2010, ils se sont établis dans ce quartier, naguère un fleuron de la classe moyenne de Port-au-Prince. Là-haut, comme vous rendrez compte à travers ces images, ils sont ivrés à eux-mêmes, aux éléments et à leur cortège de malheurs, de misères et de deuil… dans leur propre pays.

Adolescent, j’ai eu l’opportunité de voir des cases, des baraques et des prisons pour esclaves, notamment ceux de l’Habitation Caradeux (Plaine de Léogâne) et celles des Habitations caféières de Drouet, Dion et Lamothe récemment mis à jour sur les hauteurs de la Chaîne des Matheux, si ces rescapés, ces “laissés-pour-compte” pouvaient voir ces vestiges (heureusement pour nos dirigeants et leurs supporters qu’ils ne le peuvent !!!) ils diraient que leurs ancêtres esclaves, (les nôtre aussi) 211 ans auparavant n’étaient pas ainsi traités… ET, EN GUISE DE CONCLUSION A CETTE INTRODUCTION: ANATHÈME A CEUX QUE VEULENT VOIR ICI UNE QUELCONQUE SYMPATHIE OU UN DEDOUANNAGE DU COLON. KONNEN YO PA KONNEN MWEN; MWEN NWA!

GRAPEVINE 07

[Jacques Jean-Baptiste 1/15/2015 | Facebook]

DOCUMENTATION:

 

 

 


 

GRAPEVINE 05

Commentaire de Marcel Salnave:
Art. 12. – Aucun blanc, quelle que soit sa nation, ne mettra le pied sur ce territoire, à titre de maître ou de propriétaire et ne pourra à l’avenir y acquérir aucune propriété.

Art. 13. – L’article précédent ne pourra produire aucun effet tant à l’égard des femmes blanches qui sont naturalisées haïtiennes par le gouvernement qu’à l’égard des enfants nés ou à naître d’elles. Sont compris dans les dispositions du présent article, les Allemands et les Polonais naturalisés par le gouvernement.

Ah! La présence des Allemands, des femmes blanches! Dessalines, tout ravageur qu’il était, avait la fibre sensible. Doit-on dire que c’est cette considération de l’Empereur qui est à l’origine de nos malheurs?

BIBLIOGRAPHIE

  • ARDOUIN, Beaubrun, Études sur l’histoire d’Haïti, Tome 6, 1856
  • FIEFFÉ, Eugène, Histoire des troupes étrangères au service de la France, 1854
  • PACHONSKY, Jan, WILSON, Reuel K., Poland’s Caribbean Tragedy: a Study of Polish Legions in the Haitian War of Independence, 1802-1803, 1986
  • ROUZIER, Semexan, Dictionnaire géographique et administratif universel d’Haïti illustré, ou Guide général en Haïti. Tome I, 1892
  • SAINT-JUSTE, Laurore, CLÉRISMÉ, Enel, Présence polonaise en Haïti, 1983
  • Légions polonaises (armée française)

  • Casale Town, History of The Polish and their descendant in Haiti following the revolution War

  • Casale (Original version)

  • L’héritage polonais d’Haïti – Le Nouvelliste | Publié le : 09 août 2011


     GRAPEVINE 06

    Commentaire de Jacques Jean-Baptiste: Mon ami Guy S. Antoine a touché un aspect important de notre histoire que nous ne pouvons et ne devons point nier ni occulter parce que certains croient que nos héros, de quelque souche ou couche qu’ils appartiennent, sont des intouchables et que ceux qui osent interroger leurs démarches, leurs actions, leur politique, sont des
    iconoclastes. Non ! Il n’est rien de tout cela.
    Ce Boisron Tonnerre fut l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand, panégyristes de Jean-Jacques Dessalines. Ses écrits sont pour glorifier l’empereur sans une approche critique de l’homme Dessalines. Normal, puisque les deux vouaient une haine farouche (aux colons français) et avaient le plus grand mépris pour leurs pairs de la métropole. Les propos à lui attribués et qui lui valurent
    l’admiration du général en chef la veille de la rédaction du discours du général en chef le 1er janvier 1804 (jour de la proclamation de
    l’indépendance) corroborent le précédent. Mais, et c’est là l’ironie ou le paradoxe de leur situation, ils ont presque tous voulu émuler en barbarie ces hommes (comme le général Donatien Rochambeau) qu’ils avaient appris à détester de toute leur force, de toute leur âme au point de reproduire toute la violence que ces généraux français avaient exercé contre les indigènes pendant les treize années de lutte de la révolution de St-Domingue.
    iconoclastes. Non ! Il n’est rien de tout cela.
    Ce Boisron Tonnerre fut l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand, panégyristes de Jean-Jacques Dessalines. Ses écrits sont pour glorifier l’empereur sans une approche critique de l’homme Dessalines. Normal, puisque les deux vouaient une haine farouche (aux colons français) et avaient le plus grand mépris pour leurs pairs de la métropole. Les propos à lui attribués et qui lui valurent
    l’admiration du général en chef la veille de la rédaction du discours du général en chef le 1er janvier 1804 (jour de la proclamation de
    l’indépendance) corroborent le précédent. Mais, et c’est là l’ironie ou le paradoxe de leur situation, ils ont presque tous voulu émuler en barbarie ces hommes (comme le général Donatien Rochambeau) qu’ils avaient appris à détester de toute leur force, de toute leur âme au point de reproduire toute la violence que ces généraux français avaient exercé contre les indigènes pendant les treize années de lutte de la révolution de St-Domingue.La révolution haïtienne est fille de la révolution de 1789 en France. La française a coûté la vie à pas moins 70.000 victimes–dont 10.000 des ses présumés “ennemis” guillotinés à Paris, noyés et fusillés à Nantes, Lyon et en Vendée entre 1789 et 1794… Donc, 1789 et 1804 se recoupent et se ressemblent sur bien des aspects, et la nôtre, quoique moins sanglante, en a reproduit les atrocités, les bouleversements, les dérapages, les jacqueries, les préjugés, les revirements, les trahisons et les vilenies aussi. Certains diraient que nos héros ont souffert du syndrome de l’esclave qui le porte à singer et à reproduire (dans une sorte de mimétisme) toutes les tares de l’ancien maître qu’il se plaît à haïr. L’exemple qui illustre bien ce mimétisme est le Sacre de Jean-Jacques Dessalines comme empereur d’Haïti, le 8 Octobre 1804, pour battre de vitesse Napoléon Bonaparte, son grand rival, courronné en novembre de la même année en France.
    Henry Christophe et Faustin Soulouque emprunteront le même chemin allant jusqu’à créer une cour royale et impériale (avec une noblesse noire) calquée sur le modèle français. Si Boisrond Tonnerre a payé de sa vie son zêle pour l’empereur Jean-Jacques Dessalines; si Charles et Sanite Belaire, Maurepas, Lamartinière ont été exécutés (assassinés) par
    les Français avec le concours (tacite ou actif) de leurs rivaux haïtiens, Robespierre en fit de même avec ses rivaux et périra sous la guillotine. Danton, Desmoulins, Louis XVI et Marie-Antoinette sont passés sous le gibet de la terreur, tandis que des milliers de Français moins célèbres périront pendant la Grande Terreur et la Terreur blanche que, fort heureusement, nous n’avons pas eue et connue en Haïti. De 1789 à 1815, la révolution aura mangé, en France et dans toute l’Europe, près de 1.800.000 âmes.
    En lisant aujourd’hui les commentaires de mon ami Guy Antoine sur les actions de nos héros et sur les errements des Haïtiens, il me vient à l’idée la leçon qu’un aîné m’avait faite au milieu des annés 70 après avoir exprimé mon aversion pour les pitreries et le comportement ubuesque d’Idi Amin Dada de l’Ouganda.
    Cet homme, m’avait dit: Jacques, quel âge as-tu ? Je lui avais répondu: bientôt 23 ans, Jean ! Ah, tu es bien jeune, mon garcon, reprit-il. Trop jeune pour savoir qu’Idi Amin, ce maréchal chamarré et galonné, est le produit du colonialisme britannique… tout comme Henri
    Christophe et Faustin Soulouque furent les produits du colonialisme français. Ne l’OUBLIE JAMAIS, Jacques !
    Et sans excuser les agissements et les manquements de nos ancêtres, je peux dire que, grâce à lui: je les comprends avec leur part de grandeur et leur part de faiblesse.


     

GRAPEVINE 03

 


GRAPEVINE 04

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