• DECEMBER 2014

 

ARTISTE Melanie Renaud

C’est elle la voix féminine sur la chanson “Mon Ange” d’Éric Lapointe. Originaire d’Haïti, mais élevée dans une famille d’adoption québécoise, elle est arrivée ici à l’âge de 8 mois. C’est vers l’âge de 15 ans qu’elle commence à chanter, et elle nous offre son premier album solo qui devrait connaître une belle carrière. Il contient un amalgame de sons rock, folk, blues, funk, rythm and blues et soul.

J’adore la chanson “Docteur”, adaptation de la chanson américaine “Fever”, qui a beaucoup joué à la radio, et dont le son n’est pas sans rappeler les Propellerheads, groupe anglais auquel on doit le superbe “History Repeating”.

Il est à noter que la version originale de “Fever” avait été interprétée par la grande Peggy Lee, décédée en janvier 2002, à l’âge de 82 ans.

Le premier album de Mélanie s’est mérité le prix du Meilleur Album Francophone de l’année aux Canadian Independent Music Awards en février 2002. Un autre extrait, “J’m’en Veux” a pris d’assaut les palmarès et s’est hissée au premier rang pendant plusieurs semaines.

A l’été 2002, elle fait partie du groupe sélect qui a été choisi pour chanter à la fête de la St-Jean de Montréal. De plus, elle est aussi de la distribution de la comédie musicale “Les Dix Commandements”, elle y incarne le rôle de Séphora.

Avec ce départ canon, je pense que l’on n’a pas fini d’entendre la voix chaude de Mélanie Renaud.


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Les illustrations de l’artiste espagnol Luis Quiles portent à reflechir abondamment sur les “absurdites de la culture moderne”. SANDRA VERINGA offre un article bien achalande, interpretant les illustrations de Quiles en profondeur dans l’edition du 19 decembre 2014 de Esprit Science Métaphysiques.

Ces incroyables illustrations dénoncent les absurdités de la culture moderne

*Attention : images graphiques *

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Ces illustrations nous donnent l’impression de plonger dans l’une des facettes de la culture moderne, et à vrai dire, elles nous interpellent.

De nos jours, trop peu artistes ont eu le courage de s’attaquer à d’importantes questions sociales avec leur art. Mais l’artiste espagnol Luis Quiles a sans doute brisé le moule avec sa série d’illustrations qui dépeignent une réalité pertinente et triste de notre monde actuel.

À travers son art, Quiles résume une large gamme de questions controversées allant de la vente libre de la toxicomanie, de la censure, de la corruption au sexisme voilé, la violence, la maltraitance des enfants, et la plus pertinente de toutes, notre obsession de la culture des réseaux sociaux.

Il y a quelque chose de brutal, envoûtant et révélateur qui s’exprime à travers chaque illustration, peut-être en partie à cause de la vérité apparente qui existe dans les messages. Beaucoup d’entre elles sont difficiles à regarder, mais toutes se présentent comme une représentation exacte des énigmes qui affligent notre monde d’aujourd’hui.

Prenez votre temps pour visualiser les illustrations suivantes et profitez de ces fantastiques œuvres d’art! Et enfin, ces images s’adressent à un public averti.
* Révision: L’art se prête à des interprétations subjectives, laissez parler votre propre interprétation sur l’art de Quiles. N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.

Le forcing des aliments bon marché à un public docile et léthargique.

 

Compte tenu de la hausse du coût de la vie qui continue à augmenter à un rythme effrené, avec une économie qui pousse de plus en plus de gens vers un niveau socio-économique plus faible, de nombreuses familles et étudiants se gavent essentiellement de nourriture bon marché car c’est leur seule option. La conception de nos systèmes tient-elle compte de la nutrition qui stimule nos capacités cognitives et énergétiques optimales?

Un manque d’aliments nutritifs rend une nation léthargique et docile.

Incroyables illustrations : La censure

 

La censure de la liberté de la pensée et les conséquences qui en découlent lorsque vous vous exprimez.

 

Il est intéressant de voir comment les lois, les règlements et les programmes qui existent autour de la peur limitent nos choix et nos pensées dans les pays qui déclarent être «libres». L’un peut être sévèrement pénalisé pour avoir osé défier les systèmes de croyance de son gouvernement. Il y a comme un air curieux autour de cette censure.

Le coup de main de la religion à la pauvreté.

 

Ce n’est un secret pour personne que les institutions religieuses prédominantes sont parmi lesorganismes les plus riches dans notre monde actuel. Pourtant, même parmi toutes les devises et l’or, les enjeux sont élevés, avec leur prétention d’être indispensables au salut du monde, ces institutions n’ont pas réussi à résoudre la pandémie de la pauvreté à travers le monde entier.

Ironiquement, beaucoup de pays en développement sont enveloppés dans l’atmosphère idéologique de la religion organisée, suivant les enseignements en diligence sans faire le parallèle sur le fait que ces institutions ont les moyens d’aider.

De quelle façon la sexualité féminine est utilisée pour détourner l’attention axée sur les hormones de la population masculine.

Incroyables illustrations : Les multinationales ne font pas de différences  

 

Avec ça, je vais contrôler ta vie

 

C’est endémique dans toutes les formes médiatiques aujourd’hui. L’image hyper-sexualisée de la femme, utilisée pour stimuler une population menée par la testostérone des hommes. Non seulement c’est répandu dans les médias, mais on y est aussi témoin dans divers aspects de la culture des temps modernes.

Par exemple, de nombreux restaurants ou cafés obligent les filles à porter des jupes, des talons, ou même des bottes, pour plaire à un public spécifique. Les célébrités féminines de la pop sont aussi généralement exploitées sexuellement dans les médias grand public. Un autre exemple des influences dominant des hommes qui est au sommet de l’échelle.

« Génération notifications»; La folie des médias sociaux sur la population.

 

Les réseaux sociaux ont sans aucun doute changé notre façon de nous connecter sur internet, mais il est difficile de dire maintenant si ces affections ont une conséquence positive ou néfaste, ce sujet fait beaucoup débat. Aujourd’hui, nous voyons un pourcentage élevé de jeunes et d’adultes qui sont littéralement dépendants de leurs téléphones, iPads, ou ordinateurs portables. C’est presque en train de commencer à se déplacer vers une fusion physique et technologique avec l’homme, où la limite entre la réalité des réseaux sociaux et la réalité quotidienne est continuellement entrain disparaître.

Il y a plusieurs plates-formes disponibles de nos jours, dont beaucoup sont une perte de temps, en faisant défiler des nouvelles sans fin. Comment cette relation avec les médias sociaux va-t-elle évoluer ces prochaines années? Affaire à suivre …

Les victimes innocentes de guerres inutiles.

 

Comment peut-on continuer à blesser des civils innocents, c’est incompréhensible. Les enfants qui grandissent autour de la dévastation de la guerre sont souvent l’objet des sous-produits des armes de guerre, c’est à dire, les armes à feu et les radiations mènent à l’amputation. Que l’on soutienne la «guerre contre le terrorisme» ou non, on ne peut pas soutenir l’absurdité des tueurs d’enfants innocents au nom de la défense de son propre pays.

La poussée à l’extrême que l’argent détient sur le peuple.

 

Avec la façon dont le système est actuellement mis en place, c’est presque comme si les gens s’opposaient intentionnellement l’un contre l’autre comme un jeu géant sur la survie du plus apte. Comme ces célèbres lignes l’indiquent, « les riches deviennent plus riches et les pauvres s’appauvrissent. » Pratiquement tous les secteurs aujourd’hui sont alimentés par le gain financier. Certains sont prêts à prendre de grands moyens pour arriver à leurs fins au nom de l’argent.

Tristement, nous voyons les intérêts financiers littéralement anéantir la planète, détruisant les écosystèmes et la faune à un rythme insoutenable. Comment un système de valeurs confectionnées est venu à être une chute éventuelle de l’ensemble de la planète? L’humanité se réveillera-t-elle de sa propre folie avant qu’il ne soit trop tard?

De quelle façon les athlètes professionnels sont utilisés comme des produits.

Tout est dit.

Comment les produits pharmaceutiques transforment une population en zombies, nous tuant à petit feu.

L’analyse de ‘The Times’ sur les statistiques des décès en 2009 a révélé:
• Pour la première fois aux États-Unis, plus de gens ont été tués par des médicaments que par des accidents de véhicules motorisés.
• 37 485 personnes sont mortes à cause des médicaments, un taux alimenté par les surdoses de prescriptions contre la douleur et l’anxiété, contre 36 284 personnes par accident de voiture
• Les décès causés par les médicaments ont doublé chez les adolescents et les jeunes adultes entre 2000 et 2008, et triplé chez les personnes âgées de 50 à 69 ans.

Ces faits sont basés hors des statistiques juridiques des médicaments prescrits sur ordonnance. On estime que plus de 450 000 événements indésirables sont liés aux médicaments chaque année. Les coûts des effets indésirables dus aux médicaments sont estimés à des milliards d’euros chaque année – plus que le coût total des soins cardiovasculaires ou diabétiques. Basés sur des enregistrements de 1976 à 2006, des chercheurs ont trouvé 62 millions de certificats de décès liés aux médicaments prescrits sur ordonnance aux États-Unis, près d’un quart des millions de ces décès ont été codés comme ayant eu lieu dans un hôpital à cause d’une erreur médicale. Comment peut-on considérer cela comme normal?

Ces images nous offrent une façon de penser plus large face aux facettes absurdes de notre monde d’aujourd’hui. Faites-vous votre propre opinion sur le génie artistique de Luis Quiles. Pour voir son travail plus en détails, consultez son site web ICI .


Si ou vle fè kè yon pwofesè kontan, bali lekòl pou li anseye. Lè m pap gade tout bann lise sa yo bati nan prèske tout gwo vil yo, mwen konnen peyi a bral resi dekole. Lenstriksyon se kle ki ouvè bonkou pòt. Mwen swete frè m ak sè m yo BON JAN SIKSÈ.

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from: Emmanuelle Gilles – November 14, 2014

COOPERATION VS. INGERENCE

Depuis des temps d’antan, il est une certaine tendance de la culture haïtienne qui prétend susciter de manière outrancière des sentiments de haine et de révolte vis-à-vis tous les étrangers sous prétexte qu’ils sont tous coupables de nos déboires comme si Haïti était vraiment autosuffisant et que nos anciens dirigeants étaient toujours sans tâches. Notre histoire devrait être notre référence. Cette tendance, sous la pulsion d’un chauvinisme sournois, à peine voilé se révèle si déraisonnée que certains esprits s’arrogent même le droit d’inventer un nouveau paradigme selon lequel certains de nos compatriotes œuvrant dans le monde international sont des valets ou captifs des étrangers. Dans ma carrière, J’ai eu un parcours international plutôt gratifiant que je ne regrette pas. L’occasion de travailler dans divers pays et de connaitre un peu la dynamique de l’international m’ont ouvert les yeux sur les différents aspects et les enjeux de la coopération Sud-Sud et Nord-Sud.

J’ai appris en particulier l’importance d’une bonne coopération entre pays, vecteur essentiel pour le transfert des technologies et du savoir-faire dans des domaines spécifiques. Comme je l’ai dit auparavant, il y a une grande différence entre coopération et impérialisme. C’est à nous de bien jouer et bien négocier en privilégiant les intérêts de notre pays avant ceux des autres. Pour cela, il faut aussi avoir une grande capacité de négociation et de connaissance. Nous avons l’avantage d’avoir développé de très bonne coopération avec certains pays et le désavantage d’essuyer les contre-effets de l’impérialisme et de l’ingérence de certains autres. Nous devons faire la différence, car chaque pays a ses particularités. La coopération Cubaine et Vénézuélienne nous ont apporté fruits, preuve que nous ne pouvons nier le rôle positif des étrangers dans notre pays. Je déplore cette attitude paranoïaque à chaque fois qu’on entend ou on voit un étranger nous soutenir. La coopération bilatérale ou internationale sera toujours au centre de tous rapports entre pays car c’est à travers ces rapports que les échanges commerciaux peuvent être réalisés, c’est à travers eux que nous pouvons construire des partenariats susceptibles de nous permettre de tirer parti du potentiel de la science, de la technologie et de l’innovation au service du développement.

Dans le concert des Nations et à l’ère de la mondialisation, Haïti ne peut plus s’isoler. Très souvent, nous invitons indirectement les étrangers à s’immiscer dans nos affaires lorsque nous faillons à nos devoirs et ignorons l’impact de notre propre instabilité défavorisant la paix régionale. Heureusement que beaucoup d’entre nous font preuve de grande probité morale et intellectuelle dans notre évaluation de la situation Haïtienne, alors que d’autres, pour des raisons propres à eux choisissent l’agressivité, la haine et le déni de réalité.

Malheureusement, nous sommes connus dans le monde pour nos guerres fratricides, nos instabilités et notre incapacité de diriger notre pays et de l’amener à un niveau de développement digne d’une nation. La preuve, ou sommes-nous aujourd’hui? Malgré tous les enseignements de notre histoire et des exigences de l’heure, nous n’arrivons pas à nous élever au-dessus des bassesses habituelles. En dépit de nos rendements collectifs…. Heureusement que les pays amis reconnaissent les valeurs individuelles de certains de nos compatriotes dans tous les champs d’activités. Il me semblerait que Chavannes Jean Baptiste, un agronome et activiste politique avait reçu le prix de la « Goldmand Environmenal Foundation », qui est l’équivalent du prix Nobel pour les écologistes. Jean Bertrand Aristide avait reçu le prix de First Chancellor’s distinguished honour, et le prix UNESCO de l’éducation sur les droits de l’homme et la Médaille d’or de la Journée Mondiale de l’Alimentation ». Feu Marc Bazin avait reçu le prix de Chevalier de l’Ordre national du mérite au Burkina Faso, et officier de l’ordre de Ouissan Alaouite du Maroc. A travers mes recherches, j’ai découvert que nombreux sont les Haïtiens ayant reçu des prix de mérite par des étrangers, au point que je compte en faire une nouvelle rubrique.

Finalement, si nous ne comprenons pas la nécessité de faire un front uni pour la reconstruction de notre pays, nous nourrissons des vœux pieux de regain de souveraineté. Après plus d’une décennie, nous n’avons rien changé dans notre mentalité et dans notre attitude. La tutelle est la conséquence de notre instabilité. Je le répète, les étrangers pénètrent là où ils trouvent un vide béant corollaire de notre obsession du pouvoir, les luttes fratricides, les querelles de chapelle, la violence et l’agressivité, l’appât du gain…. et j’en passe….. Ce sont ces attributs qui nous caractérisent. Il est temps que nous haïtiens, faisons preuve du sens d’autocritique et d’objectivité pour mieux cerner la complexité de nos problèmes. Car cette tendance d’imputer à autrui la paternité des torts que nous avons nous-mêmes commis se révèle vilaine et irresponsable. Ce texte se veut un appel à l’imprégnation de l’éthique, de l’intégrité et du respect des principes de civilité dans les discussions. Du choc des idées jaillit la lumière, nous apprend Boileau ! Nous devons apprendre à s’attaquer aux idées, d’élever les débats a une dimension intellectuelle digne de nos valeurs réelles et non de s’attaquer au messager.


 Gary VictorOchan pour Gary Victor!!! Il a tapé en plein dans le mille. Mieux vaut lui que moi puisqu’il est déjà considéré d’utilité public. Quand j’essaie de dire ces quatre vérités, je suis affublée de tous les noms et jugée persona non grata. Je passe donc la relève à Victor sans délai et sans conteste. Et avec la permission de l’auteur, je reproduis ici l’article.

Le mensonge

Gary Victor | le 1er novembre 2014

Le mensonge court les rues. Il frappe à toutes les portes. Il investit les ondes, les journaux, les églises, les temples. Il pollue sans crainte, tissant inexorablement la toile de nos impuissances et de nos déchéances. Le mensonge est encore plus efficace quand il est manié sur le coup avec la certitude que c’est la vérité, comme ces comédiens qui entrent si bien dans la peau de leur personnage que, pendant la durée de la representation, ils deviennent ce personnage avec ses gesticulations et ses paroles donnant l’illusion de la réalité.

Le mensonge tire sa légitimité, pour le menteur, de la nécessité de cacher ses vraies motivations, et c’est peut-être là l’un des derniers remparts des valeurs traditionnelles : le menteur ne veut pas paraître ce qu’il est. Ce qu’il est peut se réduire à cette devise que j’ai vue une fois dans une plaque fantaisiste accrochée à l’arrière d’une voiture : « Bien boire, bien manger, bien forniquer et attendons joyeusement notre mort ! » Crédo de tant de gens pour qui seuls l’avoir, le plaisir animal, a un sens, et ceci au détriment de la collectivité. Il faut alors prendre d’assaut l’État par tous les moyens, car l’un des objectifs-clés, ce sont ces postes permettant de se mettre à la tête de mafias secrètes organisées depuis des décennies pour détrousser, de mille manières, les citoyens. Que de directeurs généraux placés là exprès pour remplir des malles pour ceux qui les ont propulsés à ce poste et eux bien obligés de se servir en passant, et ce grassement, car familles, femmes, amis attendent justement qu’ils ne laissent pas passer l’occasion.

Alors, on ment partout pour cacher de ténébreuses motivations. Parfois, on est tellement conditionné par le système que le menteur lui-même ne se rend pas compte qu’il ment. Est-ce que Thémistocle Epaminondas Labasterre était un imposteur pendant qu’il était un opposant ? On pourrait se poser la question pour plein de citoyens, démocrates, légalistes, pourfendeurs de la corruption, qui, une fois arrivés au pouvoir, n’ont fait que donner du jus à la pourriture. Voici une belle étude à la fois pour des psychologues et des sociologues.

Le menteur a aussi cette qualité de ne pouvoir écouter son vis-à-vis. Pendant que l’autre parle, il calcule, examine de multiples stratégies lui permettant d’atteindre son but inavoué. Il pète au visage de la nation, mais ses flatulences pour lui ont une odeur de rose. Il est dans les rues, il manifeste. Les menteurs ayant franchi le Rubicon l’abreuvent de gaz lacrymogène, mais il a toujours une énergie à revendre. J’ai vu une fois l’un de ces menteurs embrasser une statue de la Vierge après la réussite d’une manifestation contre un pouvoir dictatorial. C’était, comme toujours, un exercice de chaises musicales.

On braille contre les diables dans nos églises, dans nos temples, mais là encore, c’est un mensonge. Le diable nous l’aimons, nous le choyons. Les voyous, les violeurs, les assassins, les trafiquants, les étrangers racistes et corrupteurs, tous fréquentent les meilleurs salons, tout simplement parce que l’argent, victoire du capitalism, est devenu la seule valeur. Nous sommes en plein consensus pour le mal. Ce n’est pas par hasard que nous sommes la seule société à avoir accepté que deux dictateurs accusés de prévarication, de meurtres, de détournement de fonds public et même de trafic de drogue soient tranquillement chez eux comme si de rien n’était. Et quand on feint de vouloir arrêter l’un d’eux, c’est pour une question de revanche ou par crainte de son influence politique dans ce pays sans mémoire, car personne n’a quelque chose à reprocher en fait à ces pratiques que tout le monde rêve de reproduire.

Il faudra bien un jour cesser de mentir dans ce pays. Il faudra bien un jour trouver la manière de rompre ce consensus pour le mal et arriver à une masse critique, celle-ci en faveur d’un consensus pour le bien.



Lionel E. Leconte

from: Lionel E. Leconte

November 8 at 7:41am

In the Eye of the Spiral

My dear “Amis”,
I had the privilege to attend the premiere of “In the Eye of the Spiral”, a project of love for Haiti. I am sharing the trailer of this profound exploration of the Haitian Spirit. We are almost at the point where the political and religious differences will be put aside in order for our country to progress toward its real place of being at the top of the Spiritual and intellectual world. We are divided right now but it is time for the Martellist to embrace Lavalas and vice versa, time for Lavalas to embrace the Duvalierists and vice versa, and really time to be ONE nation. We can never move forward until we UNCONDITIONALLY love ALL our Brothers and Sisters regardless of their political affiliation. It is time to forgive and forget our checkered past and realize that our differences pale in comparison to what makes us a family, It is time to stop our infighting which is why we are losing our country. Let love become our default emotion for each other… Let love become the operating emotional basis of our relationships with one another. It will take some effort on our part, but it is possible and more importantly, it is necessary for the Health of the Nation. I don’t particularly like President Aristide, but today, I will express unconditional love for him as a step toward the unification of MY country. I will make the effort in order to bridge the gap. He is Haitian and is thus my brother no matter what. I invite those who harbor anger or hate for our current President, Michel Martelly, to express love toward him as well in order to heal our nation. Harmony is the basis for progress and we need to consciously establish the kind of emotions that heals rather than destroys. Let us all dedicate this day to our “enemies”, and let us change our emotional choices vis a vis anyone and everyone we feel have wronged us in anyway. We are in charge of our feelings and so let us decide to love what seemingly seems unlovable. L’union fait la force. Vive Haiti. Namaste
http://youtu.be/H0Qmjt7gPz0


from:

Odette Roy Fombrun 

October 30 at 12:18pm

Je suis triste pour mon pays

Haiti sombre a nouveau dans le chaos. Or les affrontements de rues ne peuvent pas résoudre nos différends; les dialogues unilatéraux non plus. Des accords ne sont pas encore trouvés parce qu’on dialogue individuellement avec le président Martelly et que l’on présente des sorties de crise personnelles. Si haut placé qu’il soit, aucun personnage, aucun groupe ne détient la solution : les voix sont terriblement discordantes et les options unilatérales ne réconcilieront pas la nation. C’est le moment de penser à une forme de Convention nationale, une Commission d’arbitrage pour trancher sur tout ce qui divise les trois Pouvoirs, les partis politiques, la société civile (CEP, Elections, mandats, Constitution), mettant fin aux affrontements de rues susceptibles de mettre en danger les minces progrès réalisés, surtout dans nos rapports avec l’étranger et la diaspora, voire même porter atteinte à l’indépendance nationale.

N’oublions pas que:

1) Haiti est un pays mendiant et dépendant. Si nos options déplaisent à la communauté internationale, elle peut couper toute assistance, y compris les 60% du budget qu’elle finance! Ne pensons pas cela impossible. A notre grand étonnement, elle avait bien infligé un dur embargo de 3 ans au seul PMA d’Amérique et la grande humiliation de 20.000 soldats américains foulant notre sol ! Pensons à ces tanks, dont les canons menaçaient de paisibles citoyens aux mains nues. Ils ne sont que remisés.

2) La caractéristique fondamentale du système politique haïtien est l’INSTABILITÉ. Pour une raison qu’on pense toujours impérative, nos chefs d’Etat ne font pas leurs mandats qu’ils soient de 4, 5, 7 ans ou à vie. La majorité –rois et empereurs inclus –sont envoyés en exil ou sont assassinés. Ceux qui ont terminé leurs mandats l’ont fait sous Occupation américaine et, proche de nous, celui qui a fait 2 mandats, c’est avec les tanks de l’ONU sur notre sol. N’oublions pas que des affrontements de rues peuvent les faire reparaitre et que les blocus de voies publiques ne font que gêner les activités productives.

Il faut absolument éviter les confrontations de rues et rechercher la STABILITÉ en ayant recours à l’ARBITRAGE.