• THROUGH THE GRAPEVINE…


GRAPEVINE 7
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GRAPEVINE 6


 

Et puis, ce fut l’hiver…

Lebonpar Alain Lebon

Tu sais, le temps a une manière d’aller très vite sans que tu t’aperçoives des années qui ont passé. Il semble qu’hier j’étais encore jeune, nouvellement marié et je m’aventurais dans ma nouvelle vie avec ma conjointe. Pourtant, il appert qu’il y a bien longtemps de cela et je me questionne où sont passées toutes ces années. Je sais que je les ai toutes vécues selon mes espérances et mes rêves et de la façon qu’elles étaient à l’époque.

Mais, il est ici … L’hiver de ma vie qui m’a attrapé par surprise. Comment suis-je arrivé si vite ici ? Où sont passées toutes ces années et où s’est envolée ma jeunesse ? Je me rappelle bien d’avoir vu des personnes âgées pendant toutes ces années et qu’elles avaient beaucoup d’avance sur moi. Cet hiver était encore si loin que je ne pouvais deviner ou imaginer ce qu’il était.

Mais, il est ici … Mes amis sont retraités, grisonnent et se déplacent plus lentement. Je vois aussi des personnes encore plus âgées. Quelques-unes sont en bonne forme, d’autres moins que moi, mais je vois de grands changements. Je me rappelle qu’ils étaient jeunes et vibrants mais, tout comme moi, leur âge est plus apparent. Je suis devenu le vieux que j’avais l’habitude d’observer et que jamais je n’aurais imaginé devenir. Maintenant, à chaque jour, je réalise que prendre une douche est devenu la réelle tâche du jour. Faire une sieste n’est plus un luxe, mais une nécessité car, si je ne le fais pas volontairement, lorsque je m’assieds, je m’endors immédiatement.

J’entre maintenant dans cette nouvelle saison de ma vie sans être préparé aux malaises, aux souffrances, à la perte d’une certaine force, l’habilité de fonctionner et de faire des choses que je désirais tant, mais que je n’ai jamais réalisées. Au moins, je sais que l’hiver de ma vie est arrivé. Je ne sais pas ce que sera sa durée mais une chose est certaine, lorsque ce sera terminé et que c’en sera fini sur cette terre, une nouvelle aventure va commencer !

Oui, j’ai des regrets quant à certaines choses que je n’aurais pas dû faire et d’autres que j’aurais dû m’efforcer d’accomplir. Il n’en reste pas moins que je suis très fier de plusieurs choses que j’ai faites et de certaines bonnes actions que j’ai à mon actif. Tout cela fait partie de mon vécu.

  • Tu oublies des noms, ce n’est pas grave, car les autres ont même oublié qu’ils te connaissaient …
  • Tu réalises que tu n’es plus aussi habile à accomplir certaines choses et que les choses que tu aimais faire ne t’intéressent plus autant, et alors ….
  • Tu dors mieux dans une chaise longue avec la télévision allumée que dans ton lit. Cela s’appelle un « pré-sommeil » et non de l’insomnie …
  • Tu as tendance à utiliser des mots débutant par un «Q» : «Quoi ?», «Quand ?», «Quel ?», «Qui ?»
  • Tu te plains que les imprimeurs utilisent de plus petits caractères dans leurs publications …
  • Les villes et les villages ont éloigné les coins de rues de plusieurs pieds. Les trottoirs sont moins au niveau …

-Maintenant que tu as les moyens d’avoir des bijoux dispendieux, tu as peur de les porter partout…

-Tu t’aperçois que le linge qui se vend dans les magasins est sans manche et ce qui t’apparaissait comme des taches de rousseur est devenu des taches brunes …

-Tout le monde chuchote maintenant …

  • Dans ta garde-robe, tu as des vêtements de trios grandeurs, dont deux que tu ne porteras plus jamais …

Tout cela indique que tu es entré dans l’hiver de ta vie.

Par conséquent, si tu n’es pas encore dans ton hiver, laisse-moi te rappeler que le temps passe beaucoup plus vite que tu ne le penses. Alors, s’il y a des choses que tu désires accomplir durant ta vie, s’il te plaît fais-le vite. Ne remets pas à plus tard … La vie est si courte. Fais ce que tu peux aujourd’hui même afin de vraiment profiter de toutes les saisons de ta vie. Alors, vis pour aujourd’hui et fais part de toutes les choses dont tu rêves à tes proches et à ceux que tu aimes. Ils apprécieront et t’aimeront pour ce que tu es et ils se souviendront de ce que tu as fait pour eux durant toutes ces années passées. Ce n’est pas ce que tu auras amassé, mais ce que tu auras dégagé qui indiquera quel genre de vie tu as vécue.

La vie est un cadeau et ta manière de vivre sera un cadeau pour ceux qui te succèderont. Rends-la fantastique et vis-la bien ! Amuse-toi aujourd’hui ! Fais quelque chose de plaisant ! Sois heureux ! Aie une belle journée ! Rappelle-toi : ” La vraie richesse est la santé et le bonheur. Vis heureusement en 2014 ! En terminant, considère ce qui suit : Aujourd’hui, tu as atteint ton plus grand âge, mais tu es également plus jeune que tu seras demain. Alors profite de cette journée le temps qu’elle durera.

D’ailleurs, le terme «Vieux » est intéressant dans certains cas tels que : «Vieilles chansons» «Vieux films» et le meilleur de tous : «Vieilles amies et vieux amis » !



Sur les enjeux de la créolisation unique de l’enseignement en Haïti

Emmanuelle Gillespar Emmanuelle Gilles

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p style=”color:#141823;”>Chers internautes,
Hughes, Pascale, Marc Arthur et Jacques,

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p style=”color:#141823;”>Je vous remercie de vos commentaires apposés à l’égard de mon texte portant sur les enjeux de la créolisation unique de l’enseignement en Haïti. Hughes, comme convenu, je me vois obligée de porter les clarifications qui suivent:

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p style=”color:#141823;”>A remarquer les différentes réactions à mon texte, on voit qu’on n’est pas au même niveau de compréhension du problème. Certains déplacent le sujet à leur guise sciemment ou par aperception pour s’attarder sur un quelconque complexe de la langue créole, ce qui n’était pas l’objet du texte. Je souhaiterais que vous réfléchissiez un peu plus sérieusement sur la situation préoccupante de nos jeunes, ceux qui s’aspirent a assurer la relève dans notre pays.

Si vous pensez que la “créolisation unique” n’est pas à la base des problèmes d’ordre linguistique auxquels ils sont confrontés, vous ne faites pas preuve de probité intellectuelle, par conséquent nous ne saurons aborder sérieusement ces problèmes qui apparemment ne semblent pas concerner tous. Tout d’abord, nous sommes tous créolophones vu que nous parlons tous la langue. Par conséquent, je ne juge pas nécessaire de faire la promotion d’une langue que nous possédons comme acquis et qui est sans ambages notre marque d’identité. Au niveau de la langue parlée, le phénomène du créole est déjà acquis – ce qui ne l’est pas pour la langue Française qui n’est pas à la portée de près de 85% de la population. Notre travail en tant que nation responsable consiste à mobiliser et à former nos éducateurs de manière à ce qu’un programme efficace d’immersion de langue Française soit appliqué afin d’accorder une chance égale au peuple de maitriser les deux langues que l’on s’enorgueillit de claironner à tout bout de champ officielles. Tout au contraire, une vaste campagne en faveur de la créolophonie au niveau de l’enseignement et un courant créolophone ont pratiquement comme l’a dit Jacques Mali mis le Français à l’écart en faveur de la “créolophonie” tout court au niveau de l’enseignement malgré une absence de structures et de méthodes adéquats. C’est de l’irresponsabilité à outrance! Dans mon texte, j’ai relevé le fiasco de l’unilinguisme (créole) à juste titre car cette poussée du créole en tant que langue de l’enseignement a exacerbé une situation déjà préoccupante, pourquoi je le pense? C’est parce que les jeunes, depuis ce grand mouvement créolophone initié par des linguistes aussi bien que des idéologues réclamant l’héritage ancestral, ont développé une indifférence pour la langue française, faisant du créole leur langue unique. Les linguistes ne se sont jamais prononcés jusqu’ici sur cette dérive, car leurs objectifs de créolisation étant atteint en partie.

En Haïti, l’instruction, si elle n’est pas accompagnée d’un encadrement familial et les pratiques de la lecture aussi bien que la pratique de la langue, la chance de réussite devient limitée ! Nous n’assistons pas à une limitation mais à un échec cuisant de l’élève Haïtien qui ne présente rien de l’ensemble des valeurs, de savoirs, de langages et des pratiques dont la maitrise lui permettrait d’accomplir avec succès sa scolarité afin de construire son avenir personnel et professionnel pour réussir sa vie en société et s’ouvrir au monde puisqu’il est appelé à devenir un citoyen du monde. Si le créole leur a servi d’outil de conscientisation, les idéologues ont failli en leur transmettant un message chimérique leur laissant comprendre que l’unilinguisme (créole) était suffisant pour réussir. C’est ainsi que nous nous retrouvons avec des universitaires de niveau médiocre qui n’ont jamais fait la transition d’une langue vers une autre. Bref ! Plusieurs aspects sont à signaler dans ce phénomène: l’aspect linguistique, l’aspect pédagogique et l’aspect idéologique. Le rôle des linguistes et des pédagogues est différent. Le choix de la langue de l’enseignement ne relève pas des linguistes mais plutôt des spécialistes en bilinguisme et des pédagogues. Notre ami Hughes St Fort avait bien dit que « Le linguiste ne porte pas de jugements de valeur sur les faits de langue et les usages des locuteurs, il observe, décrit, conclut et montre comment les locuteurs utilisent la langue dans des situations données » – s’agissant des choix des méthodes linguistiques, l’idée que des enfants apprennent mieux dans leur langue maternelle seulement est fausse. Les spécialistes l’ont confirmé pour les adultes mais ce n’est pas le cas pour un enfant. Les enfants sont des privilégiés naturels qui se jouent des frontières et apprennent des langues très facilement. Selon la Psychologue Ellen Bialystok, “les enfants bilingues apprennent à lire un an plus tôt que les autres”. Ce n’est pas surprenant ! Barbara Abdelilah-Bauer conclut que « Passant d’une langue à l’autre, plusieurs fois par jour, l’enfant bilingue acquiert très tôt une véritable flexibilité cognitive”. D’ailleurs, « ce double langage augmente leur capacité d’association et ils sont souvent plus créatifs. “Avec eux, on peut s’attendre à des façons de penser plutôt originales, de dessiner, ou d’imaginer. Vous risquez d’être surpris !”.

En outre, il a été prouvé qu’un enfant peut maitriser jusqu’à 5 langues avant l’âge de 7 ans. Là où je condamne les divers acteurs impliqués dans la promotion du créole en tant que langue de l’enseignement unique aussi bien que les pédagogues et all… c’est de restreindre aux enfants leur capacité d’apprendre la langue Française en déclarant que cette langue n’est pas leur langue maternelle et de ce fait ne saurait apprendre dans cette langue, ce qui est archi-faux. J’ai moi-même visité 3 écoles maternelles à Carrefour et une au centre-ville, elles sont en majorité créolophones – les enfants n’apprennent et n’entendent pas un mot de français. Apres 3 ans en kindergarten, l’enfant demeure créolophone et n’aura jamais fait l’apprentissage du Français, c’est le cas de la majorité des écoles. A partir de 8 ans, ces enfants auraient un très mauvais départ et évidemment des difficultés d’apprentissage du Français et des problèmes de compréhension des manuels Français du fait qu’ils n’ont pas été exposés à l’autre langue durant leur âge privilégié. C’est ainsi que nous nous retrouvons avec bon nombre d’universitaires qui n’ont pas la pratique de la langue Française ni non plus la pratique de la lecture. A noter qu’aucun ouvrage scolaire n’est disponible en créole. Voilà pourquoi je suis convaincue que c’est un phénomène qui sert plutôt à abêtir les jeunes plutôt qu’à développer leur esprit.

Mon plaidoyer sert à condamner catégoriquement cette tendance à l’unilinguisme sans porter préjudice à la langue créole. Je ne dirais pas que c’est la langue créole qui est à l’origine de cette situation, cependant le processus de créolisation écartant la langue Française joue un rôle prépondérant. Je souhaite que les autorités Haïtiennes puissent redresser cette situation en analysant les dimensions linguistiques et pédagogiques afin de pallier à cette grande injustice perpétrée à l’endroit des jeunes. Il est inconcevable que des universitaires ne puissent bien écrire le mot « Malheureux » par exemple. Les enfants Haïtiens peuvent réussir à maitriser le cursus scolaire normal dans une langue étrangère sans aucun problème. Les Africains le font et réussissent ! Tout autant qu’on ne maitrise pas une langue, elle sera toujours considérée comme une langue étrangère. En instituant le bilinguisme, le Français ne sera plus une langue étrangère. Le programme d’Immersion Canadien Français a démontré que les enfants atteignent un très bon niveau dans la langue cible. Si nous n’arrivons pas à réussir dans un domaine si simple, je me demande si cette académie créole serait même efficace sous la direction d’un gouvernement incapable de développer un système efficace d’éducation.

Au point de vue social, cette créolisation du système éducatif haïtien et des medias (radiodiffusion) renforce davantage l’isolement du peuple et agrandit le fossé entre le peuple majoritaire créolophone et la minorité élitiste bilingue. Paradoxalement ceux parmi les plus grands défenseurs de la langue créole ou les artisans farouches de la créolisation unique de l’enseignement Haïtien sont parmi les diplômés des plus grandes universités de l’étranger, évidemment, Ils maitrisent parfaitement bien la langue qu’ils considèrent comme étrangère. Certainement, leurs enfants n’auraient pas une éducation en créole car ils aspirent à une éducation de qualité pour eux.

Mes questions sont les suivantes: J’ai du mal à comprendre cette insistance pour que les enfants du peuple reçoivent une éducation en créole sous prétexte que c’est leur langue maternelle alors que nous sommes les produits d’un système qui peut s’améliorer. Deuxièmement, je me demande pourquoi nos linguistes et idéologues ne se sont pas prononcés contre cette dérive au niveau du système éducatif et de l’unilinguisme exagéré ? Serait-ce parce que leurs enfants ne sont pas affectés par cette situation ? Finalement, il aurait fallu que j’en fasse la constatation pour tirer la sonnette d’alarme sur ce phénomène de créolisation unique de l’enseignement en Haïti qui risque de ronger davantage la société haïtienne ! Notre indifférence et notre hypocrisie au regard d’une jeunesse mal préparée et mal orientée me révoltent!

Emmanuelle Gilles

 

 


 

GRAPEVINE 2

 

 

 

 


GRAPEVINE 1


3 thoughts on “• THROUGH THE GRAPEVINE…”

  1. san di twòp li trè bon
    lè w pale plizyè lang
    men mwen pap mouri
    ni m pap peri
    si m pale yon sèl lang
    paske nou tout konnen
    pale franse padi lespri
    zanmi se lachans ki bay

    bobbypaul 2014

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  2. san di twòp li trè bon
    lè w pale plizyè lang
    men mwen pap mouri
    ni m pap peri
    si m pale yon sèl lang
    paske nou tout konnen
    yo di: difisil pa bonè
    pale franse padi lespri
    zanmi se lachans ki bay

    bobbypaul 2014

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